Planter et entretenir les végétaux

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Planter et entretenir les végétaux

Connaitre les végétaux pour jardiner durablement

Les végétaux sont des éléments incontournables du jardin. Malgré un fonctionnement commun (besoins en lumière, eau…), ils ont tous des caractéristiques qui leur sont propres et qu'il est important d'appréhender pour bien les choisir et les entretenir.

Les différents types de plantes

Les plantes herbacées

Primevère
Primevère

Elles désignent toutes les plantes qui ne forment pas de bois et n'ont donc que des tissus tendres. Les primevères, les tomates, les fougères, les graminées en sont quelques exemples. Les plantes herbacées atteignent rarement de grandes tailles, comparées aux arbres.

Pied de tomates
pied de tomates

Par ailleurs, les plantes herbacées peuvent vivre une ou plusieurs années. Si elles ne vivent qu'une seule saison elles sont dites annuelles.

Si elles vivent deux ans, elles sont bisannuelles. Et lorsqu'elles vivent plusieurs années, on les dit vivaces ou encore pérennes.

Les arbres et arbustes

Les arbres et arbustes, contrairement aux plantes herbacées, vivent de très nombreuses années et forment du bois : il suffit de couper un tronc de lavande ou de bouleau pour y apercevoir des cernes d'accroissement. En général, on classe parmi les arbres ce qui dépasse 6 m, et parmi les arbustes les autres végétaux à bois.

Les lianes ou plantes grimpantes

Clématite
Clématite

Elles forment des tiges fines par rapport à leur longueur. Par exemple, une grosse clématite ne dépasse jamais 1 cm de diamètre...

Dans la nature, les lianes correspondent à des plantes s'accrochant aux autres pour aller chercher la lumière.

Les plantes à bulbe

Ces plantes, comme l'oignon ou la tulipe, constituent des réserves souterraines charnues (le bulbe), leur permettant de survivre d'une année sur l'autre.


La croissance d'une plante

La croissance des végétaux obéit à des mécanismes précis. On peut très bien jardiner sans s'en soucier mais les connaître aide à comprendre les plantes et donc à réussir ses cultures !

Pour croitre, se développer et fructifier, une plante a besoin d'eau, de dioxyde de carbone (CO2), de lumière et d'éléments nutritifs qu'elle puise dans le sol. Le végétal fabrique sa matière organique (feuilles, tige…) en exploitant l'énergie solaire : c'est le phénomène de la photosynthèse.

Les principaux éléments nutritifs dont la plante a besoin sont l'azote, le phosphore et le potassium. La plante puise également des éléments indispensables en plus petites quantités (calcium, magnésium, soufre...) et des oligo-éléments en très petites quantités (fer, manganèse, zinc, cuivre, bore, molybdène…).

Bien comprendre les besoins des plantes en eau et éléments nutritifs permet de mieux ajuster les apports en fertilisants et en eau.

Tout part du bourgeon

Cette règle est l'une de celles qui souffre le moins d'exception dans le monde végétal : toute branche, toute feuille ou toute fleur (et donc tout fruit) est née d'un bourgeon. Le bourgeon se constitue de feuilles à l'état très réduit, enserrées les unes sur les autres, et qui entourent une toute petite zone invisible à l'œil nu mais essentielle : le méristème. Il s'agit d'une zone où les cellules de la plante se multiplient de façon très active pour former les très jeunes feuilles.

De nombreux facteurs conditionnent le devenir des bourgeons. En général, tant qu'un bourgeon se développe à l'extrémité de la tige, il interdit à ceux situés en dessous, au moins à proximité, de se développer. Ce n'est que lorsque la branche a bien poussé que les bourgeons situés à la base peuvent commencer à pousser.

Il est donc essentiel de comprendre ce fonctionnement pour réussir la taille de ses végétaux. En taillant une plante, vous supprimez le bourgeon terminal et vous forcez les bourgeons restant à démarrer alors qu'ils étaient inactifs.

Les racines, un monde inconnu mais vital

Les racines vont puiser dans le sol les éléments nutritifs et l'eau indispensables à la croissance de la plante. Si les racines sont en mauvais état, la plante ne pourra que souffrir et dépérir, d'où l'importance de bien soigner la partie souterraine des végétaux.

Dans le sol, les racines ne s'étendent pas tout à fait au hasard, même si à première vue, on ne voit qu'un enchevêtrement. La plante construit son système racinaire, qui se compose de grosses racines principales (chez un arbre, elles peuvent être aussi grosses que les branches principales), et d'une multitude de racines primaires, fines et tendres, qui extraient l'eau et les sels minéraux du sol.

Il est donc important d'éviter de blesser ou de couper les racines d'une plante si ce n'est pas justifié. Évitez par exemple de sectionner la première racine rencontrée sous la bêche. Évitez aussi de piétiner inutilement les alentours des plantes car en tassant la terre, vous rendez plus difficile le travail des racines.

La floraison et les fruits

Chez les plantes, la reproduction c'est un peu compliqué. Mais dans certains cas il est indispensable de s'y intéresser.


Fleurs et pollen

Dans une fleur, il y a en général une partie femelle (le pistil) et une partie mâle (les étamines). La fécondation de la fleur (on dit aussi pollinisation) est assurée par les butineurs (abeilles, bourdons, etc.) ou par le vent, comme chez les noisetiers et les plantes de la famille des graminées. Pour que la partie femelle de la fleur se transforme en fruit, il faut que le pollen soit capable de la féconder.

Chez la plupart des plantes, le pollen issu d'une autre fleur de la même plante suffit à assurer la présence de fruits. On dit alors que la plante est autofertile. Parfois, c'est même le pollen de la fleur elle-même qui féconde la partie femelle de la plante. Dans ce cas, il n'est même pas besoin de pollinisateurs, comme chez certaines tomates et on parle alors d'autopollinisation.

Mais chez bien d'autres plantes, en particulier les arbres fruitiers (pommiers, pruniers, cerisiers surtout), le pollen produit par un arbre ne peut féconder ses propres fleurs femelles. Il y a autoincompatibilité et l'arbre est dit autostérile. Il doit alors faire appel à la fécondation croisée pour donner des fruits, c'est-à-dire bénéficier du pollen issu d'un autre sujet, voire d'une autre variété. Dans ce cas, la présence de butineurs est absolument indispensable pour véhiculer le pollen d'un arbre à l'autre !

Pour produire des fruits, il faut donc chercher à planter plusieurs variétés d'une même plante. Si vous plantez un seul cerisier, vous serez sûr de ne pas manger une seule cerise, à moins d'avoir des cerisiers à proximité (moins de 200 m).

Même dans le cas de variétés dites autofertiles, les récoltes seront toujours meilleures si on plante plusieurs variétés côte à côte. L'autopollinisation ne marche pas à 100 % et si les fleurs bénéficient de sources variées de pollen, les chances de se transformer en fruit seront beaucoup plus importantes.

Planter des arbres variés favorise la biodiversité au jardin et permet donc de s'assurer de bonnes récoltes !


Rusticité et « localité » des végétaux

Il est important de choisir des plantes adaptées à sa région. D'une part les plantes indigènes (ou autochtones) résistent mieux aux conditions climatiques locales et d'autre part elles sont plus intéressantes du point de vue de la biodiversité. A la différence des essences exotiques, elles nourrissent un cortège impressionnant d'animaux : chenilles sur les feuilles, abeilles, oiseaux…et leurs fournissent des abris pour nicher et passer la mauvaise saison.

Le mieux est de laisser s'épanouir la flore locale, adaptée au sol et au climat, avant d'arracher systématiquement toutes les « mauvaises herbes » (ou adventices) de ses plates-bandes. En laissant fleurir cette flore spontanée, vous vous apercevrez que beaucoup d'entre elles possèdent des qualités ornementales. Vous pourrez ensuite décider d'en conserver certaines et de remplacer les autres par des espèces plus horticoles.