Concours photo « Cherchez la pyramide, près de chez vous, avec Gustave et Maxime»

Grand concours photo
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Le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (12 décembre 1821), est la possibilité de redécouvrir le Grand Maître de Croisset à travers des événements ponctuels sur toute l’année 2021.

Le territoire de la Métropole est vaste, fait de soixante-et-onze communes, et pourrait ressembler à un grand périple. Pourquoi ne pas imaginer faire un parallèle avec le voyage initiatique en Orient de Gustave Flaubert et de son ami Maxime Du Camp ?

En effet, le voyage en Orient de Gustave Flaubert et de Maxime Du Camp va durer plus d’un an et demi (automne 1849 au printemps 1851). En Egypte, ils vont jusqu’aux pyramides. Maxime prend des photos et Gustave rêve et rédige des notes. Et supposons que les métropolitains explorent leur territoire pour photographier des formes pyramidales et griffonner quelque chose de leur périple !

Vous avez été nombreux à chercher des formes pyramidales dans la métropole et à participer au concours photo et rédaction proposé à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert !
Nous vous présentons ci-dessous les lauréat.e.s, bravo à tous et toutes pour votre imagination flaubertienne !!

Les lauréats adultes :

1er prix : Laurence Sanson et Véronique Delabrosse

Je cherche la pyramide...
Sur les traces de Gustave Flaubert, j'arpente chaque jour les quartiers de ma ville, je le salue Place des Carmes, je souris devant le lieu où Emma Bovary ne prit jamais de cours de piano... Le matin, le soir, chaque jour, l'enfant du pays m'accompagne et m'invite à ouvrir l'œil, la ville de Rouen est sa muse et il m'encourage. Et puis, un jour, il m'adresse un sourire énigmatique, et dans un dernier souffle avant de disparaître, il m'envoie une image enveloppée de mots qui flottent autour de moi, et que j'attrape au vol.

Alors soudain, voilà que surgit de son berceau sacré, dans un souffle d'air chaud et un halo d'encens, un majestueux polygone dans lequel se centre mon regard.

Mon objectif contemple sa majesté, je me sens petite et tends le cou vers l'infini, mais ce n'est pas encore assez.
J'embrasse la magie superposée des figures opposées, l'une tutoyant le ciel de sa pointe, bravant l'éternité et les divinités antiques, l'autre plongeant vers les ombres, bandelettes morcelées s'inclinant vers le sol, leurs crocs saillants prêts à l'engloutir.
Fascinée, je reprends mon souffle.
Ce point de vue m'invite au songe et au voyage.
Pyramide, merveille du monde, monumentale prouesse architecturale, fais-moi voyager à dos de chameau dans la vallée royale et caresser les arcs en ciel et les étoiles.
Je l'ai trouvée, ou peut-être est-ce lui qui m'a guidée.
Je ne le saurai jamais...

2e prix : Jean-Claude Chauvel

Je suis Paul, mon guide, dans le flot des piétons qui se presse vers le centre commercial et ne prête aucune attention à cet étrange bâtiment. C'est le Kindarena me dit-il, qui doit son appellation aux sirènes financières du naming. Les mauvaises langues et gourmands en culotte courtes ont vite prétendu que les sportifs n'y gagneraient que des médailles en chocolat.

Il a pourtant fière allure. Pour naître le rêve, Paul m'invite à gravir ses marches en fermant les yeux et avoir l'illusion de se sentir transporté sur les pentes de Chichen Itza. Tout en haut, une nouvelle pyramide se dresse, inversée celle-ci, peut-être présage d'une inaccessible Olympe.

Mais il me prévient, ici nul sacrifice humain, nulle chambre secrète mais des vestiaires d'où surgissent des athlètes bien décidés à enflammer le public. Dans ce temple du sport, Paul m'explique fièrement que des perchistes ont déjà tutoyé les sommets, les handballeurs percés les plus rugueuses défenses et les basketteurs tenus le haut du panier.

Il promet de m'accompagner lors d'une prochaine rencontre afin de partager la ferveur des supporters sublimée par la majesté des lieux. Je m'imagine alors en haut de ces marches un soir de match, les clameurs de la foule saluent un nouveau but alors qu'au loin les bras du pont Flaubert levés vers le ciel noir dessinent le V de la victoire.

3eme prix : Grégoire et Gauthier Deconihout

L’ascension de la tour enfouie

À l’aube nous partîmes, et au mépris des mises en garde du batelier qui nous avait fait traverser une Seine clapotante et glaciale, nous gardâmes chevillée au corps l’ambition de gravir avant la nuit cet étrange monument que les vieux Cauchois se bornaient à nommer « le faîte de la tour enfouie ».
Affrontant un crachin terrible, nous parvînmes au crépuscule en vue de la partie immergée de cette construction dont la géométrie complexe dominait le fleuve.
Mon frère, ayant minutieusement placé son boîtier photographique, réglé le retardateur et guetté à la façon des marins le soleil pâle qui luttait pour percer les nuées, mon frère le premier se lança vers les cimes de l’incroyable pyramidion.
Oubliant toute prudence, j’agrippai à mon tour les travées de cette architecture infernale, dont la base s’enfouissait sans doute plus de cent pieds sous terre.
Au moment où je le rejoignis dans les hauteurs, à l’instant même où les rayons solaires irradièrent la vallée, nous entendîmes avec une précision presque irréelle le « clac » du déclencheur. Alors tout devint blanc.
Les paysans nous racontèrent, plus tard, nous avoir retrouvés à demi morts dans les vergers du Conihout, délirant au sujet d’une hallucinante expédition et d’une pyramide enfouie.

 

Les lauréats enfants :

1er prix candidats : Nina et Louise Varin

D'un noir de jais, elle était imposante avec plus de bords que les autres comme pour mettre au défi quiconque mettrait les pieds dedans. Et pourtant autour d'elle la végétation avait repris ces droits...Une pyramide dans les arbres...
Plus nous avancions plus elle nous narguait, grandissant à chacun de nos pas telle une loupe grossissante.

 

 

 

 

 

 

2eme prix candidats : DITEP l’Orée du Bois, fondation Les Nids

« Les jeunes se sont inspirés de la végétation qu'ils voient lors des temps de jeux et de loisirs pour imaginer une pyramide. Ils souhaitaient proposer une photo assez originale. Dès qu’ils se sont retrouvés au parc des compagnons du devoir de Mont Saint Aignan, leur regard s’est dirigé sur cette cabane. 
Ils sont fiers de cette photo d'un lieu qu'ils côtoient chaque semaine durant l'année, représentant un tipi réalisé en branche de saule !! Un moyen pour eux de s'amuser ainsi que de montrer leur capacité sur les structures du parc. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3eme prix candidats : Classe Cp Honoré de Balzac Mme Ozanne

Ici, Rue Pierre Renaudel, dans notre jardin pédagogique, notre belle pyramide est faite de bambou ! Dans notre "petit coin de paradis" comme nous aimons l'appeler, nous avons construit notre structure à la fin du printemps. Elle accueille les haricots grimpants. Enfin, ceux que les limaces n'ont pas dévorés ! En son sommet, un abat-jour dentelé illumine nos plantations. (Il paraît que c'est grâce à lui que les fèves étaient si généreuses cette année). Nous voyons presque notre construction depuis la fenêtre de notre classe. En tout cas, il y a toujours quelques élèves motivés pour nous rappeler d'aller la voir chaque jour ! C'est une sortie quotidienne pour un petit coup d'œil ou pour une bonne heure de jardinage à ses côtés, avec farandole de grelinette et autre transplantoirs. Ce jardin est bien plus qu'un voyage. C'est un lieu d'apprentissage de la vie. On y grandit, comme les haricots grandissent sur notre pyramide. C'est un lieu paisible. Une porte ouverte sur des projets d'avenir pour certains et certaines. Promesse d'autres beaux voyages.