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05/12/2016

Tallisker

Éléonore Chomant, alias Tallisker, est en concert à Déville lès Rouen le 24 janvier.

Pourquoi avoir choisi ce nom, Tallisker, d’où vient-il ?
C’est le nom d’une baie d’une île d’Écosse, Skye, où il y a aussi une distillerie. Je l’ai choisi plus pour l’endroit que pour le whisky, même si… C’est un lieu loin de tout, un ailleurs. Dans ma musique, mes chansons, j’essaie d’emmener les gens ailleurs, là où l’on se sent bien même si l’on ne sait pas où on est. Que chacun puisse aussi laisser planer son imagination.

D’ailleurs, d’où viennent vos inspirations, votre univers ?
Pour beaucoup des pays anglo-saxons, des pays nordiques. Les paysages un peu lunaires, des territoires froids et bien sûr les gens, leurs histoires, les rencontres, les révélations, ces moments où se réalisent des bouleversements des existences, presque violents mais positifs, toujours positifs. Chaque chanson est une prise de conscience, une montée, des explosions, et aboutit toujours sur quelque chose de plus calme, de plus serein.

Vous avez une formation musicale classique…
Oui et non ! Je n’ai pas fait le Conservatoire. J’ai appris le violoncelle à l’école municipale de Déville lès Rouen. Une fierté aujourd’hui de montrer que l’on peut apprendre un instrument dans sa localité et d’en faire son métier. La guitare, c’était plutôt avec les copains et le piano avec mon père, à la maison. Et j’ai aussi souvent appris, composé et écrit secrètement, dans ma chambre, jusqu’en 2013.

Le 106 vous a apporté beaucoup ?
Un vrai tournant, la pierre angulaire de ma carrière naissante. L’équipe m’a épaulé sur les 3 niveaux indispensables pour les artistes : le live, l’identité artistique, la stratégie. De là suit ma sélection pour les Inrocks Lab en 2014, les 1res parties au 106, Woodkid, notamment.

Héliotrop, votre dernier EP, représente un virage électro…
Oui ! Le titre est important. Mon 1er EP s’intitulait Implosion, introspectif, beaucoup de choses enfouies. Celui-ci, Héliotrop, indique, en grec, « se tourne vers le soleil ». C’est une extériorisation, j’assume plus mon identité artistique. Un EP avec plus de parti pris, de « violence », plus frondeur.

Quels sont vos projets ?
Des concerts, bien sûr. Et puis surtout un vinyle avec sur la face A les 5 titres originaux de Héliotrop et sur la face B 5 remix de ces mêmes titres avec des grands producteurs. La sortie est prévue pour janvier.

Vous avez réalisé de nombreux DJ set, vous poursuivez ?
Oui, surtout pour le plaisir.

Vous partagez la scène de Voltaire avec Xavier Feugray, alias Nord, autre figure montante de la scène rouennaise…
Tous les deux originaires de Déville lès Rouen, tous deux lauréats du dispositif Booster de la Région la même année… C’est très chouette de se retrouver là, le même soir. Xavier se donne aussi la priorité de faire quelque chose d’inédit. Pour ma part, le moment va aussi être impressionnant. Entre 8 et 13 ans, je montais sur cette scène pour passer mes examens de violoncelle. Et il n’y avait que le jury dans la salle !

Un mot pour nos lecteurs ?
Surveillez ce qui se passe sur la scène rouennaise, allez aussi dans les petites salles, soutenez les jeunes pour qu’ils puissent se produire, achetez leurs CD… Rouen a une belle réputation musicale, il faut la maintenir.

 

Dites-nous

France ou Écosse ?
L’Écosse, un besoin d’ailleurs.

Guitare ou violoncelle ?
Violoncelle, il se passe quelque chose de magique avec cet instrument.

Scène ou studio ?
Studio. Je suis introvertie, j’aime l’artisanat, la confection… j’ai encore du travail à faire pour choisir la scène.

 

En concert avec Nord le mardi 24 janvier à 20h au centre culturel Voltaire à Déville lès Rouen.