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31/03/2017

Rencontre avec Bérénice Bejo

L’actrice césarisée de The Artist est sur scène avec le chorégraphe Sylvain Groud. Rencontre.
 
Le cinéma, le théâtre, maintenant la danse, vous élargissez votre palette artistique ?
Non, ce n’est pas du tout cela. C’est plutôt un nouveau rôle d’actrice dans lequel il y a de la danse. Comme j’ai pu le faire dans The Artist. Je ne deviens pas danseuse. Il s’agit de la rencontre d’un danseur et d’une actrice. Je ne change pas de métier, juste une nouvelle approche.
 
Que raconte votre spectacle, Trois Sacres ?
Cette rencontre justement, comment deux personnes qui viennent d’univers différents peuvent se parler, s’appréhender. C’est vraiment une performance de Sylvain Groud - ceux qui l’aime ne seront pas déçus – c’est aussi le rapport de l’homme et de la femme, le regard de la femme sur l’homme, le désir de la femme dont on parle peu. On parle peu de la place de la femme dans la société, de son regard sur l’homme, de son désir de l’homme.
 
Comment est né ce projet ?
En plusieurs étapes. Avant le tournage de The Artist, j’ai rencontré Sylvain qui, à la demande de Michel (Hazanavicius, le réalisateur, son mari, NDLR), avait imaginé une scène dansée qui au final a été coupée. J’ai beaucoup aimé son approche de cette scène. J’ai eu l’envie d’un spectacle dans lequel je m’exprimerais autrement que par la parole, dans lequel je ne danserais pas mais où mes gestes seraient chorégraphiés. Sylvain aime travailler avec les « néo-danseurs » et nous avons commencé à réfléchir à ce projet. Mais The Artist a été un tel bouleversement pour moi que pendant 3-4 ans, faute de temps, j’ai repoussé cette idée. En septembre dernier, j’ai appelé Sylvain : « Ne serait-ce pas le moment de nous revoir ? » Et là, ça s’est monté en une semaine. J’ai fait confiance à Sylvain, sans savoir où j’allais. C’est devenu Trois Sacres que l’on vient jouer au Rive gauche.
 
C’est une nouvelle sensation d’être sur scène…
Oui, c’est extrêmement fort ce face à face avec le public. Heureusement, j’ai fait du théâtre, pour la première fois cette année, cela m’a aidée. C’est très impudique, cela fait peur pour une actrice qui a l’habitude d’être cachée par la caméra, par le montage. Ainsi, vous avez une personne très fragile sur scène mais c’est aussi cela qui est intéressant dans le spectacle car Sylvain joue avec ma fragilité, mes peurs, ma pudeur et je crois que le public le ressent, le partage. Et Sylvain, en face, est très fort, m’emporte et me protège.
 
Nouveauté aussi de vous lancer dans une tournée…
Oui, avec deux projets, celui-ci et le théâtre (Tout ce que vous voulez de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière), pour une tournée l’année prochaine et c’est assez formidable pour moi.
 
Quels sont vos projets ?
La tournée, de janvier à mi-avril en 2018, prochainement va sortir le film Le Redoutable de Michel Hazanavicius, et je vais être en tournage cet été pour un film de Ken Scott, L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea…
 
Un mot pour nos lecteurs ?
Trois sacres est un spectacle un peu différent, pas un spectacle de danse. Il faut se laisser porter par la rencontre de deux personnes.
 
 
 
 

DITES-NOUS

 
Muet ou parlant ?
Parlant.
 
Théâtre ou danse ?
Théâtre.
 
James Bond ou OSS 117 ?
C’est dur ! James Bond.
 
France ou Argentine?
France, mais pour chaque question j’aurais pu répondre l’inverse !
 
 
Trois Sacres, Saint-Étienne-du-Rouvray, le Rive gauche, jeudi 27 avril à 20h30.