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07/11/2016

Barbara Hendricks

La cantatrice a chanté sous la direction des plus grands chefs d’orchestre. Elle est à Rouen le 19 novembre pour un concert jazz.
 

Votre concert s’inscrit dans le festival Chants d’Elles qui met à l’honneur la chanson des femmes…

C’est très important et nécessaire d’entendre la voix des hommes et des femmes. C’est comme un instrument, comme un piano sur lequel on ne jouerait pas sur toutes les touches. Ce n’est pas plus important mais aussi important qu’entendre la voix des hommes.

Vous alternez concerts jazz et classique, Pourquoi ?

Je poursuis les concerts avec mon répertoire qui est divers. J’en ai besoin ! C’est comme pour la cuisine, je ne peux pas manger tous les jours la même chose. La musique classique enrichit le blues et inversement. Cela fait partie de ma curiosité, je veux apprendre, connaître, savoir… Au début de ma carrière, certains m’ont dit il faut faire de l’opéra. J’ai envie d’opéra, mais pas seulement.

Votre concert à Rouen est basé sur votre album Blues Everywhere I Go. Comment est né cet album ?

J’ai commencé à chanter du jazz par hasard. Cela a commencé par une rencontre avec un voisin, à Montreux, qui m’a proposé de participer à un hommage à Duke Ellington, au musicien et à l’homme. Une expérience que j’ai beaucoup appréciée. J’ai continué ensuite avec ce qui manquait dans mon éducation : le blues. Je connaissais un peu mais mon père était pasteur et le blues était considéré comme la musique du diable à l’inverse du gospel, musique sacrée. Cet album est live car je travaille cette musique différemment. D’abord mes tournées puis l’enregistrement. Contrairement aux concerts classiques, il n’y a pas de partition, chaque fois que je chante c’est autre chose, un moment unique.

Quels sont vos projets ? Un nouvel album ?

Non, pas encore. Je suis retraitée, même si je donne encore des concerts. Je veux m’occuper de mes petits-enfants (le deuxième arrivera juste avant Noël) et de mon potager.

Vous avez écrit vos mémoires, un autre livre en préparation ?

Non plus ! Avec mes mémoires, j’ai montré le chemin que je suis. C’est un travail que j’ai beaucoup aimé, qui a été très long, plus que je l’imaginais.

On connaît votre engagement auprès du HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU). Ce qui se passe en Méditerranée doit vous toucher…

Je continue de travailler pour le HCR. La situation est inacceptable : 65 millions de personnes sont déplacées dans le monde, dans ou hors de leur pays. Avec la fin de la guerre froide, l’espoir est né, mais aujourd’hui, les conflits sont très différents, à l’intérieur même des pays. La tragédie que vivent les gens, ceux qui meurent pour échapper à la guerre, à la misère… Il est temps de réfléchir à ce que nous voulons comme monde, à ce que nous voulons comme futur pour nos enfants. Nous sommes forcés aujourd’hui de trouver les moyens de vivre ensemble, de trouver des solutions qui soient fondées sur les valeurs des droits humains.

Un mot pour nos lecteurs ?

Venez avec le cœur ouvert pour un moment unique, juste pour vous. 

Mozart ou Beethoven ?

Mozart, mon compagnon ! Qui a composé plus de musique vocale.

Récital ou opéra en costume ?

Non ! C’est comme si vous me demandiez si je préfère mon fils ou ma fille.

Rap ou rock’n’roll ?

Le rock, ma jeunesse. Et plutôt la soul, celle de la Motown.
 
 
Rouen, chapelle Corneille, samedi 19 novembre.
 
Festival Chants d’Elles, du 4 au 27 novembre, plus de 50 concerts, tout le programme sur www.festivalchantsdelles.org